Stade et Racing, nul : 1-1 Hier après-midi, au stade-vélodrome Buffalo, devant quelque 6.000 personnes, le Stade et le Racing ont fait match nul : 1 but à 1. A la mi-temps, le Stade menait. Le Stade eut affaire à une équipe visiblement affaiblie par la lutte qu'elle soutint, mercredi dernier, contre Arsenal. On sait que le Racing ne sortit pas indemne de son contact avec les redoutables Champions d'Angleterre. Il dut, hier, pourvoir au remplacement de Galey et de Capelle, dont les blessures ne sont pas encore cicatrisées. Ozenne occupait le poste laissé vacant par Galey, tandis qu'Anatol faisait sa rentrée en arrière. Si le Stade n'avait pas été, lui aussi, handicapé au cours de ce match, on pourrait dire que le Racing, en le tenant en échec, avec un onze remanié et encore fatigué, a réalisé une véritable prouesse. Mais le Stade fut, une fois de plus, victime d'une malchance insigne. Le brillant Peythieu, blessé au début de la première mi-temps, dut se borner, par la suite, à jouer un rôle de figurant. On le vit pourtant, en seconde mi-temps, alors qu'il paraissait ne tenir debout que sur une jambe, placer un shot sec qui rasa le but du Racing. Mais, en dehors de cet exploit courageux, l'infortuné Peythieu dut se résigner à suivre des yeux les opérations de la ligne d'avants stadiste. Le jeu du Stade, au cours de la première mi-temps, produisit une meilleure impression que celui du Racing, parce qu'il fut plus rapide et, peut-être, un peu plus fin, plus subtil. Mais il ne fut guère plus efficace. Au début de la seconde mi-temps, et pendant un bon quart d'heure, le Racing manœuvra le Stade franchement. La rentrée de Peythieu, boitant, environ vingt minutes après la reprise, réconforta-t-elle le moral des Stadistes ? Toujours est-il que le Stade, à partir de ce moment et pour ainsi dire jusqu'à la fin, domina, à son tour, manifestement. Ce qui devait arriver arriva, comme on dit : le Racing, à la faveur d'une énergique réaction, parvint à arracher le match nul au Stade dans les dix dernières minutes de jeu, sur corner tiré par Ozenne et repris de la tête par Lotka.
Au Racing, il convient de signaler la bonne rentrée d'Anatol, l'excellente défense de Tassin et de Niko, qui, avec l'ardeur un peu excessive qu'on lui connaît, gêna beaucoup le merveilleux Bunyan. La ligne de demis faiblit considérablement en seconde mi-temps. Les avants du Stade conduisirent des offensives plus objectives et plus étudiées, mais ils furent peu heureux au moment de conclure. Cahen fut un des plus dangereux par ses débordements et ses shots. Par contre, les arrières furent, semble-t-il, un peu favorisés par la chance dans leurs interventions. Chaisaz, comme d'habitude, fit un bon match. — G. Guillot.